… et demain jeudi 11

A 9 heures, séance pour les scolaires. « Vole comme un papillon » suivi d’un débat avec Jérôme Maldhe, réalisateur, Sabrina Ouazami, actrice et Liza Alster, distributeur.

 

A 11 heures, cinquième film en compétition, « Now is good » le film d’Oi Parker.

 

A 15 heures, sixième film, « Soongava », donné en présence du réalisateur, Subarna Thapa et de la productrice Virginie Lacombe.

 

A 17 h 15, deuxième projection de « Le voyage de Mr Crulic » d’Anca Damian et de « Ouf » de Yann Coridian.

 

A 20 heures, septième film, « Dead Man Talking » en présence d’une importante délégation de l’équipe du film : Patrick Ridremont, réalisateur ; Virginie Efira et Jean-Luc Couchard, interprètes ; Sylvain Goldberg, producteur ; Eric Broqueho et Benjamin Delaporte, distributeurs.

 

En soirée, animation musicale au Select.

 

« Voir pousser les talents »

Patrick Fabre est le délégué artistique de ce Festival 2012. C’est la quatrième fois qu’il occupe ce poste essentiel puisque c’est à lui qu’appartient le choix des films en compétition, la composition du jury et plus largement l’ambiance générale de la manifestation. L’une des marques de cette édition est une sorte de retour vers le futur. Explications.

 

Nombre d’acteurs (au sens large) du Festival sont déjà passés par Saint-Jean-de-Luz. Quelques exemples croisés. Pauline Etienne, prix d’interprétation féminine en 2009, est aujourd’hui membre du jury. A l’inverse Virginie Efira membre du jury 2011 vient aujourd’hui en tant qu’actrice proposer « Dead man talking » un film de Patrick Ridremont. Idem pour le réalisateur Cyril Mennegun compétiteur en 2011 et « juge » en 2012. Et que dire de Sandrine Bonnaire, brillante présidente de jury en 2006, qui revient à Saint-Jean « porter » son premier long métrage « J’enrage de son absence ». Quant à Idit Cebula, primée à Saint-Jean pour son premier long métrage elle revient ici proposer son second « Rue Mandar ».

 

On aurait pu multiplier les exemples. « Quand on plante une fleur dans son jardin on la regarde grandir, explique joliment Patrick. Et si tu découvres un talent tu as envie de savoir ce qu’il devient. Et si en plus il a laissé un bon souvenir on est très content de le revoir. Et puis si le second film est aussi bon que le premier cela signifie qu’on ne s’était pas trompé à l’origine et qu’on ne s’était pas battu pour rien ».

 

Mais Patrick Fabre se défend d’en avoir fait un critère prioritaire : c’est la qualité du film qui prime. « Si en plus de la valeur on peut retrouver des amis c’est mieux, c’est une façon de joindre l’utile à l’agréable » dit-il.

 

Il affirme qu’il a eu plus de choix cette année pour établir sa sélection. « L’an passé j’avais travaillé sur 45 films et cette année sur 65, précise Patrick. J’ai eu donc plus de choix dans les possibles (premier ou deuxième long métrage) même si j’ai éliminé d’entrée ceux qui avaient déjà été présentés dans un festival en France. En plus on a eu des sollicitations de producteurs ou de réalisateurs. C’est moralement appréciable car c’est la preuve de la qualité du Festival de Saint-Jean. Sur les 13 films proposés (en comptant les hors compétitions) 7 sont des avant-premières nationales. Même le film d’Anca Damian primé à Annecy est pour la première fois présenté en version française (voix de … Sandrine Bonnaire) ».

 

Et le jury, difficile à constituer ? « Le faire comme d’habitude en s’appuyant sur des piliers de la profession, oui c’était difficile, dit Patrick. Mais dès que j’ai décidé de me tourner vers le cinéma de demain c’est allé très vite. Il n’est pas mauvais de sortir des caciques du cinéma. Je suis rassuré quand je les vois au travail. Ils ne regardent pas les films de la même manière. Et puis ça fonctionne bien entre eux ».

 

De sa connaissance de plusieurs festivals en France ou ailleurs Patrick Fabre peut dire que l’installation du Festival au Select est une excellente chose. « C’est le centre névralgique de la manifestation, dit-il. Tout le monde sait où l’on se retrouve avant, pendant et après les films, pour tout et n’importe quoi. Le Select c’est le cœur du Festival et il est au cœur de la ville. En plus le confort et l’équipement technique sont au top ». 

 

Un autre regard

En ce mercredi après-midi, c’est un film hors compétition qui a été proposé. Jérôme Maldhe est venue en compagnie de son actrice Sabrina Ouazani présenter son premier long métrage « Vole comme un papillon ». « Un film touchant » a dit d’abord Patrick Fabre, délégué artistique du Festival. En réponse, Jérôme Maldhe a expliqué sa démarche. « Le film est né de l’envie d’humaniser un fait divers, a-t-il dit. En quelque sorte de se mettre en pause sur un fait pour voir ce qui se passe dans les familles, celle de la victime et celle du coupable. Il s’agissait d’étirer la brièveté de l’info telle qu’elle est délivrée sur le plan médiatique. »

 

Le sujet abordé demandait la présence de nombreux enfants-acteurs. « Cela n’a pas été très difficile, ajoute Jérôme. L’important était de faire un gros travail psychologique en amont du tournage. Après on a de très bonnes surprises et quelques déceptions. Il est sûr qu’à la fin on a un peu mal à la tête ». Il a eu moins de soucis avec Sabrina Ouazani. Les deux se connaissent depuis plusieurs années car ils ont œuvré ensemble dans diverses activités humanitaires.

 

« J’ai aimé son énergie, a dit Sabrina à propos de Jérôme. Il est ambitieux et se donne les moyens d’y arriver. Et dans ce cas précis c’était un sacré challenge. Il ne lâche jamais rien  et sait ce qu’il veut. Malgré ça il sait rester ouvert à la discussion ». 

 

A la mairie

Avant que le Festival 2012 ne prenne son rythme de croisière, ce mardi d’ouverture était le jour du protocole. Et c’est ainsi que les membres du jury, les organisateurs autour de Patrick Fabre, les partenaires et les personnalités ont été reçus officiellement dans les salons de l’hôtel de ville  par le maire, Peyuco Duhart. Un cocktail de bienvenue en quelque sorte qui a permis à M. Duhart de rendre à son tour un hommage à Claude Pinoteau. « Nous avons le cœur gros aujourd’hui car nous avons perdu un fidèle et un ami ».

 

Vidéo hommage à Claude Pinoteau

Le Festival a rendu hommage lors de la cérémonie d'ouverture à l'un de ses plus grands amis, Claude Pinoteau. 

 

Claude Pinoteau, 87 ans, est décédé vendredi 5 octobre. Le réalisateur de "La gifle", "La Boum"... était un fidèle de notre festival.

Il avait présidé le jury lors de la deuxième édition en 1997 et revenait depuis tous les ans avec son compère Georges LAUTNER. Les luziens qui l'ont croisé se souviennent de sa convivialité et de sa gentillesse.

Toute l'équipe du Festival adresse une pensée émue à sa femme, Birte, qui l'accompagnait au Festival.

 

Vous pouvez revoir la vidéo hommage ci-dessous. 

 

Moment de grande émotion

On a vécu un moment très fort à l’occasion de la cérémonie d’ouverture lors de l’hommage rendu à Claude Pinoteau : le témoignage de l’ami et complice de longue date, Georges Lautner. « Chaque année on venait ensemble à Saint-de-Luz, a dit Georges. Mais ce matin j’ai pris l’avion sans lui. Je suis un peu bouleversé. Au-delà de ses films formidables qui ont tant fait pour le cinéma populaire, c’est l’homme que j’aimais. Ensemble on était heureux. Nous aimions les longues marches sur la plage, les découvertes gastronomiques. Et nous aimions défendre avec passion ce jeune cinéma et être aux côtés de ces gens de Saint-Jean-de-Luz qui se battent pour les jeunes réalisateurs. C’est le côté humain que je veux mettre en avant plus que le cinéaste dont chacun connaît les grandes qualités ». 

 

Trois ans après

Evènement peu commun : il y a eu une remise de Chistera d’Or lors de la cérémonie d’ouverture. Comme aurait pu dire Michaël Cohen « ça commence par la fin ». En fait il s’agissait de remettre à Pauline Etienne le prix d’interprétation féminine décroché il y a trois ans pour « Le bel âge » et qu’elle n’avait pas pu recevoir à ce moment-là car appelée sous d’autres cieux. Et aujourd’hui Pauline est membre du jury. Elle a désormais son trophée remis par le maire Peyuco Duhart.

 

Le jury à pied d’œuvre

Les sept membres du jury étaient en place dès ce mardi 9 dans l’après-midi. Ils ont d’abord répondu de bonne grâce aux demandes des photographes avant d’accomplir les premiers pas protocolaires que leur tâche de l’heure exige (cérémonie d’ouverture, réception à la mairie, etc…). Et à 22 h 30 débutait vraiment leur travail de juge face au film d’Idit Cébula « Rue Mandar », le premier de l’édition 2012 à être en compétition. Michael Cohen, Julien Courbey, Pauline Etienne, Cyril Mennegun, Elodie Navarre, Thierry Neuvic ont fait tout de suite corps autour de leur présidente de la semaine Audrey Fleurot.  

 

Une avant-première nationale en clôture

Samedi 13 octobre à 19h30

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Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas  ...

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