Fidèles parmi les fidèles

Ce sont, sans aucune contestation possible les plus fidèles du Festival des Jeunes Réalisateurs et ce sont tous des monuments du cinéma français. Georges Lautner (avec Martine), Claude Pinoteau (avec Birte) et Yvette Poiré (relais absolu de l’amitié porté à la manifestation par son mari, Alain Poiré hélas disparu) sont là cette année comme les précédentes. Avec leur gentillesse et surtout leur humour qui n’a subi aucune atteinte du temps. C’est un plaisir toujours renouvelé de les accueillir à Saint-Jean-de-Luz.

Le jury du court à pied d'oeuvre

La majorité des membres du jury court-métrage a également bravé les inconvénients du trafic aérien ce vendredi. Ils ont résistés à plusieurs heures d'attente dans les aéroports ou les avions et étaient présents pour leur présentation au public en ouverture de la soirée de ce vendredi. Derrière la présidente, Linda Hardy, il y avait Stéphane Debac, Andy Gillet et Alexis Rault. Ils devaient être rejoints en ce samedi matin par Philippe Bas pour que le jury soit complet. Ils seront à l'oeuvre à 10 h 30 pour la projection de l'ensemble des courts-métrages.

Le jury jeunes est en place

Comme chaque année un jury jeune formé de lycéens a été constitué. Comme le « grand jury » ils sont sept. Marion, Marine, Grégoire, Guvène, Imanol, Pierre et Lara représentent les lycées maritime, Ramiro Arue et Maurice Ravel. Certes ils désigneront leur film préféré mais ils effectueront aussi une plongée dans la vie du festival dont ils vont suivre pas à pas tous les moments. Cela se traduira par un document quotidien « Moteur » que l’on pourra retrouver sur notre site.

Claude Brasseur, Président

Claude Brasseur a fait le grand honneur au Festival d'accepter d'être le président du jury de cette édition 2010. Il sera entouré de Valérie Kaprisky, Marianne Denicourt, Eric Savin, Shirley Bousquet, Stéphane Giusti et Fabien Onteniente.

A noter que le jury spécifique des courts métrages sera présidé par Linda Hardy. Et il y aura bien sûr toujours le jury des jeunes. 

Le Festival est ouvert

Le jury 2010

C’est fait. Le Festival, 15e du nom est ouvert. Les phrases traditionnelles ont été prononcées par le président du jury, Claude Brasseur présenté sur scène entouré des six autres membres du jury, Shirley Bousquet, Marianne Denicourt, Stéphane Giusti, Valérie Kaprisky, Fabien Ontoniente, Eric Savin. Ils ont été appelés par Patrick Fabre et Eric Soreau en présence de Peyuco Duhart, maire de Saint-Jean.

« J’ai réalisé en venant, a dit Claude Brasseur, que de Kubrick à Godard en passant par Pinoteau et autre Chabrol, tous sont passés par un premier film et ils auraient mérité d’être à Saint-Jean et de se lancer ici. Bon Festival. "

Un début percutant

Fred Cavayé et Gilles Lellouche

Le Festival des longs métrages est parti en trombe mardi soir avec « A bout portant » de Fred Cavayé. « Ce film va vous laisser à bout de souffle » avait prévenu le directeur artistique, Patrick Fabre à propos de ce thriller haletant. De fait certains spectateurs confiaient à la sortie avoir l’impression d’avoir « couru un marathon ». L’accueil du public a été très favorable. De quoi rassurer le réalisateur, Fred Cavayé qui était accompagné à Saint-Jean de son acteur principal Gilles Lellouche. Ils étaient tendus avant la projection. « je suis très contrent d’être là, a lancé Fred Cavayé aux spectateurs. C’est l’aboutissement de deux ans de travail. C’est un moment très important pour un réalisateur que ce premier contact avec le public. J’ai le trac… ». « On a travaillé très, très dur et j’espère que cela vous plaira » avait insisté Gilles Lellouche qui au passage avait tenu à rendre hommage à Georges Lautner, présent dans la salle.

Franchement rassurés par ce premier contact avec un public, « primordial » dit Fred, les deux hommes ont savouré ces instants jusqu’à une heure avancée de la soirée. Dès le lendemain, ce mercredi, ils ont consacré la matinée à d’innombrables rencontres avec la presse. La machine est en route avant un autre moment encore plus décisif pour la carrière de ce film : la sortie nationale fixée au 1er décembre.

Fougue et émotion

Coralie Baroux Peronne

Ce Festival est incontestablement un moment très important pour les jeunes réalisateurs. Même pour les courts métrages. Il suffisait de constater l’état d’excitation de Coralie Baroux Peronne mardi soir avant la présentation de son premier court « Pour le meilleur ». Elle est arrivée sur scène comme une fusée. Une exubérance extérieur qui était censée cacher un trac fou . Un moment suivi de quelques instants de prostration et de doute vite chassés par la très bonne réaction du public. Elle avait passé avec succès son premier examen de passage. « Depuis un an je me suis donné corps et âme pour ce film, j’espère que ça vous plaira » avait-elle lancé aux spectateurs avant la projection. Elle a été, semble-t-il, entendu.

Ici, d'ici, pour ici

L’émotion était à son comble pour Laurence Vaissière qui venait présenter son premier court-métrage. Et elle avait bien des raisons. Qu’elle a expliqué avec des trémolos dans la voix. « Je suis née à Pau et je suis venue pendant des années au Festival en tant que spectatrice, a-t-elle expliqué. Et quand mon film a été terminé mon premier objectif était d’être sélectionné pour le Festival de Saint-Jean. Et me voilà. Je suis très tendue car c’est la première projection de mon premier film tourné dans la région. » Bienvenue chez vous, Laurence !

L'étage de lancement

Aymen Saïdi et Angelo Cianci

Angelo Cianci est un des réalisateurs qui a tenu à venir présenter en personne son film au public du Festival. « Dernier étage, gauche, gauche » est ce fameux premier film qui porte tous ses espoirs. « Je suis là et animé par un mélange de fierté, de trouille et de pleins de sentiments contradictoires auxquels on n’a pas encore donné de nom, a-t-il dit lors de sa présentation sur scène. Mais je suis vraiment très heureux d’être ici parce que beaucoup de mes amis sont venus à Saint-Jean et qu’ils m’ont dit beaucoup de bien de ce Festival. Je ne vais pas vous parler du film, ce serait un peu vain. Je préfère vous le laisser découvrir avec l’espoir qu’il vous plaira. »

Angelo Cianci était accompagné de l’un de ses acteurs principaux, Aymen Saïdi. Quel réalisateur, pour lui, est Angelo ? « Il donne beaucoup de liberté à ses comédiens, a dit Aymen. Il sait exprimer des choses fortes en peu de mots. C’est un réalisateur de talent. »

Emues et impatientes

Saga Blanchard et Lola Doillon présentées par Patrick Fabre

Elles étaient deux pour présenter « Contre toi » jeudi soir. « Elles ont grandi ensemble dans la profession et elles sont là encore toutes les deux » a dit Patrick Fabre. Il s’agit de Lola Doillon, la réalisatrice et de Saga Blanchard, la productrice. Et on peut affirmer qu’elles partageaient aussi le même trac à Saint-Jean. Il faut dire que c’était la toute première présentation devant un public. « C’est un peu effrayant » a lâché d’ailleurs Saga Blanchard. Lola Doillon, également très émue, n’a pas été vraiment plus bavarde. « Pour moi cela a été un moment exceptionnel de travail, a-t-elle dit. C’est pourquoi je suis très curieuse et surtout très anxieuse dans l’attente de la réaction des spectateurs. »

A toi, à moi, à nous

Gladys Gambie, Cécile Cassel, Audrey Estrougo et Benjamin Siksou

Les équipes de film continuent de se succéder sur la scène de la salle principale du Sélect. Mercredi soir, c’est celle d’Audrey Estrougo (avec Benjamin Siksou, Cécile Cassel et Gladys Gambie la chorégraphe) qui était sur le pont pour « Toi, moi et les autres ». Son deuxième film. A propos du premier, « Regarde-moi », Patrick Fabre a parlé de « maturité et de prouesse de mise en scène ». Un compliment qui n’a pas vraiment détendu Audrey Estrougo, émue au point de… renier son film ? « Vous allez voir, a-t-elle dit, une comédie musicale qui a le mérite d’exister même si ce n’est pas mon film… » Un temps de grand silence dans la salle avant un immense éclat de rire général. On ne saura jamais ce qui a provoqué ce lapsus. Mais c’est vraiment son film dont elle dira aussi : « Ce film a des qualités et des défauts mais il est très généreux ».

« Nous sommes très impressionnés, a dit ensuite Cécile Cassel, car nous ne pensions pas avoir autant de public face à nous. Pour moi ce film a une particularité car, au contraire des autres tournages, nous nous sommes mis en route six mois à l’avance. Six mois de préparation, de stage, d’apprentissage pour arriver à la délivrance : ce film. » Elle a fait ensuite une incursion plus intime. Elle s’est adressée à Claude Brasseur : « Mon père (Jean-Pierre Cassel) tenait à ce que je joue dans une comédie musicale. C’est fait et c’est devant un grand ami de mon père… ».

Après ces moments de grande émotion, Gladys Gambie a réconcilié le cœur et l’enthousiasme : « Ce film, on s’est bien amusé à le faire ! » a-t-elle conclu au nom de l’équipe…

Présence en force

On a cru qu’ils n’arriveraient jamais, perdus dans les encombrements aériens du jour, et en fait ils étaient tous là. Le dernier film de la compétition, vendredi soir, « Rendez-vous avec un ange » est celui qui a été le plus soutenu par le plus grand nombre de collaborateurs. Sur scène il y avait : Dominique Besnehard, le producteur, Sophie de Daruvar et Yves Thomas, les réalisateurs, Isabelle Carré, Sergi Lopez et la petite Mathilde Thomas, les interprètes.

Dominique Besnehard a dit son grand plaisir d’être à Saint-Jean-de-Luz avec un film qui a aussi été choisi pour représenter la France dans un Festival à Montréal.

La plus exubérante a été sans conteste Isabelle Carré. Pour une raison bien personnelle : « Je ne suis pas née ici, a-t-elle dit, mais c’est ici que j’habiterai. Très vite. ». Elle a eu aussi un mot très chaleureux pour son partenaire Sergi Lopez : « Il est dans le top 5 de mes partenaires préférés » a-t-elle affirmé. Lequel Sergi a répondu du tac au tac : « Isabelle, tu es dans le top 1 de mes partenaires préférées. » Il n’a pas encore vu le film dans sa version définitive et l’on comprend donc son intérêt pour cette première vision. « C’est pour moi un honneur d’être là mais aussi une fierté énorme » a-t-il ajouté.

« C’est un moment très agréable et surtout très important, a dit Sophie de Daruvar. C’est le moment où on vous (le public) lâche le film, où on vous le donne. En espérant que vous le recevrez bien. »

En préambule à la présentation de l’équipe de « Rendez-vous avec un ange » Céline France était venue en soutien de son court métrage « Chimie », de loin le plus court du festival et dont Patrick Fabre avait dit justement: « C’est extraordinaire de dire autant de si belles choses en deux minutes ». Et Céline avait ouvert la voie à Isabelle Carré sur le plan de l’attachement à Saint-Jean-de-Luz. « Je suis née à Saint-Jean, j’ai grandi ici et le premier film que j’ai vu de ma vie c’était exactement à cet endroit dans l’ancien Sélect. »

Samedi, journée d'attente bien remplie

Céline France auteur de "Chimie"

Pour les longs métrages, la compétition s’achevait ce vendredi soir avec la projection de « Rendez-vous avec un ange ». Cette journée de samedi sera donc d’attente avant la proclamation des résultats de ce 15e Festival lors de la soirée de clôture à partir de 20 heures. Mais les cinéphiles ne sont pas oubliés et la journée sera copieuse.

Il restait à juger les courts métrages. Ils ont déjà été projetés, à l’unité, lors des dix séances officielles. Mais ils font l’objet, en ce samedi matin, d’une projection groupée à 10 h 30. C’est à cette occasion d’ailleurs que le jury court-métrage les jugera et donnera son palmarès.

En suivant, à 11 heures, figure au programme un film, bien sûr hors compétition, et spécialement destiné aux enfants (à partir de six ans). Il s’agit de « Une vie de chat » réalisé par Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli.

Anne Depetrini

Toujours pour patienter sur le chemin du palmarès, on pourra voir, toujours hors compétition, « Il reste du jambon ». La séance est à 16 h 30. La réalisatrice, Anne Depetrini sera là et présentera son film en compagnie de deux de ses interprètes, Ramzy et Anne Marivin. Bien que ne faisant pas partie de la sélection signalons que le film est le premier long métrage réalisé par Anne Depetrini.

Philippe Guillard

La cérémonie de clôture débutera donc à 20 heures. Tout un cérémonial a été mis en place pour honorer les œuvres distinguées par les jurys et par le public. C’est toujours un moment fort en émotion pour les équipes de film, instants partagés avec le public.

Et pour agrémenter la soirée, après la distribution des prix, l’organisation a choisi de donner « Le fils à Jo » premier film de Philippe Guillard en tant qu’auteur et réalisateur. Parmi les interprètes : Gérard Lanvin, Olivier Marchal, Vincent Moscato et le jeune Jérémie Duvall. Le rugby constitue le thème de ce film. Un milieu que connaît bien Philippe Guillard brillant joueur de la grande équipe du Racing, championne de France en 1990. « La Guille » sera au Sélect ce samedi soir accompagné par Jérémie Duvall.

Une équipe très tonique

En cette journée de samedi beaucoup plus détendue au niveau des longs métrages car ils n’étaient pas en compétition, le Festival a accueilli une équipe pleine de bonne humeur, celle de « Il reste du jambon », le film d’Anne Depetrini. La réalisatrice était accompagnée de deux de ses interprètes, Anne Marivin et Ramzy. Et comme on était dans un fonctionnement original c’est à la fin de la projection que le trio a été présenté aux spectateurs. Un échange court vif parfois caustique mais toujours enjoué. Ramzy a même joué avec le public. Bref les trois hôtes du Festival étaient heureux d’être là et ne l’ont pas caché.

Le film était présenté à Saint-Jean en avant-première. La sortie nationale est prévue le 27 octobre et il sera à nouveau à l’affiche du Sélect.

A la fin de la cérémonie de remise des trophées les deux jurys professionnels, le jury jeune, les lauréats, les invités et les représentants des distributeurs ont posé pour la photo de famille, souvenir de cette édition 2010.

En ce jeudi 14 octobre, il faisait bien beau sur Saint-Jean et le jury s'est offert une escapade vers l'un des plus beaux sites de la ville, la terrasse de La Réserve avec vue sur l'océan jusqu'aux Landes. Valérie Kapriski, Fabien Onteniente, Shirley Bousquet, Claude Brasseur, Eric Savin, Marianne Denicourt, Stéphane Giusti, n'ont pas fait qu'admirer le paysage. Ils ont aussi travaillé autour des films de la première moitié du Festival.

Il y a de l'ambiance dans l'ensemble de l'équipe de l'organisation de ce Festival. Comme en témoigne cette scène où Marie-Laurence Tardy, la maquilleuse officielle est "emportée" par les jeunes chauffeurs qui tout au long de la semaine étaient au service des acteurs et réalisateurs présents sur la manifestation.

La séance de vendredi soir a été honorée de la présence de Michèle Alliot-Marie, Ministre de la justice mais aussi première adjointe à Saint-Jean-de-Luz. Elle était accompagnée de Patrick Ollier, député-maire de Rueil Malmaison. Ils ont été accueillis par Peyuco Duhart, le maire. Ce fût aussi l'occasion pour la Garde des sceaux de saluer Yvette Poiré, très proche de sa famille. 

La matinée de ce mercredi 13 octobre a été consacrée aux interviews des réalisateurs ou acteurs présents. Fred Cavayé et Gilles Lellouche ("A bout portant") ont été particulièrement sollicités. Ils ont répondu avec gentillesse et humour à toutes les demandes.

Très demandé aussi en cette matinée ensoleillée, le réalisateur, membre du jury, Fabien Onteniente. Il a notamment été pendant une heure l'invité d'une émission en direct diffusée nationalement sur les antennes de France Bleu et animée par Jean-Pierre Bergeon.

Marie-Laurence Tardy est la maquilleuse officielle du Festival. Elle intervient chaque fois que des interprètes (féminines surtout) ou des membres du jury vont monter sur scène. Le soir de la cérémonie d'ouverture elle a essuyé un refus amusé de Claude Brasseur dont elle voulait légèrement poudrer le visage pour éviter les effets de lumière sur le visage. "Surtout pas, pour une fois qu'un acteur brille" s'est-il exclamé en riant.

Visite sympathique d'Olivier Baroux à la cérémonie de clôture. Il est venu sur scène pour remettre le prix du public ("Nowhere boy") en compagnie de Véronique Cuilhé (distribution) et de Frédéric Boulay dirigeant de TV5 Monde qui parrainait ce prix. L'occasion pour Olivier Baroux qu'il était déjà venu à Saint-Jean en tant que compétiteur et qu'il avait été couronné.

Le Festival sur France 3

Le Festival sur France Bleu

Le journal 12h-13h France Bleu en direct du festival

France Bleu Pays Basque en direct de Saint Jean de Luz